vendredi 18 juin 2010

Sue



Quand le son des vagues bat la cadence,
fais-moi suer, rejoins ma danse.
Comme la mer lascive vers la plage s'avance
embrassant le sable, recule et à nouveau se lance,
fais-moi suer, mets moi en transe,
le temps d'une chanson et recommence.


Tel le roseau se penchant sous la brise,
Fais-moi courber quand je te frise.
Étreins-moi bien, ne lâche pas prise.
Et sue pour moi, ta sueur m'attise.


D'autres sur la piste s'appliquent.
Mais à mes yeux tu es unique.
Seul toi maitrises la technique:
Quand nous suons j'abdique
J'abdique...


Je peux entendre de la falaise
les sons entrainants qui se taisent.
Sue encore, enflamme ma braise.
Sue en douceur, sue à ton aise...
Sue à ton aise...

vendredi 11 juin 2010

سيدتي تحلم



سيدتي تحلم برشاشات
بإسطوانات طويلة... طويلة
إلى حد أنها
الوحيدة التي تملؤها بالبهجة و الهناء
و الهناء....


سيدتي تحلم بنُصُب و تماثيل
و أعمدة تتوعدها
بعقاب عسير
عسير....


سيدتي تحلم بأرخبيل
بموج أزلي
زلزلي
نزقي البهاء
بحُب يرشقها برماحه
بصاروخ يعلقها في السماء
في السماء....


سيدتي تحلم كما تصلّي
تلك الصلوات التي تحبس بقدر ما تُنجّي
سيدتي تحلم بالتحليق على أعلى إرتفاع
بقصف برق
يتكرر قدر المستطاع
بألعاب نارية
بشرارات
تتطاير لِساعات
و ساعات....


بحُب يرشقها برماحه
بصاروخ يعلقها في السماء


سيدتي تحلم
سيدتي في السماء
في السماء.....

mardi 8 juin 2010

Un rêve qui déborde d'un corps


Deux étrangers qui se rencontrent  dans une rue qui mène nulle part. 
- Que serai-je après tes yeux? Dit l'étranger. 
- Que serai-je après avoir gouté à ta présence dans mes entrailles? Dit l'étrangère. 
Soyons vigilants alors. Et évitons de troubler le sel des vieilles mers au fond d'un corps qui se souvient..

Il lui offrit un corps qui s'enflamme.
Elle lui offrit un corps qui se languit.
C'est ainsi que deux amants étrangers laissent leur amour chaotique comme ils laissent leur habits au milieu des fleurs.. 
Il lui écrivit les plus beaux poèmes et grava son nom sur le tronc d'un arbre millénaire.
Elle déposa son rêve entre ses mains et entreprit le rituel de son accomplissement. 

Dans la pénombre de sa chambre leurs ombres fusionnèrent. 
- Ne perds pas le nord après mes seins. Dit-elle
- Tes seins sont  ma nuit éclairée. Tes seins sont le rêve qui m'embrasse. Le rêve qui me remplit et qui déborde de mon verre...
Elle rit de ses mots. Puis elle rit encore plus fort quand il glissa le long de la pente d'une galbe... Et soupira...

Et elle pleura, comme à l'habituel, quand elle rentra de son ciel liquoreux traversant les forets de son exile pour retrouver son être: 
- Qui suis-je après l'extirpation de ton corps de mes entrailles?
- Qui suis-je après tes yeux?
C'est ainsi que les amants étrangers font leurs adieux chaotiques. Aussi chaotiques que l'odeur des orchidées sauvages embaumant le corps d'une nuit, le corps d'un rêve.. Un rêve errant dans une rue qui mène nulle part... 

jeudi 3 juin 2010

لقاء


















هل لاقيتني حين قابلتها؟
هل رأيت في وجهها بلدا تكون فيه سعيدا
بلدا لا يشقى فيه أحد
بلدا إشتاقت قوارير نبيذه السهلة منها و الممتنعة إليك؟
هل أقلعت عن كل خزعبلاتك
و قبلت أذنها؟ و تحت الأذن بقليل...وإنحدرت..؟

هل وجدتني فيها؟

هل حدثتك لمسة يدها عن قصة لقائك بها
في منتصف الطريق بين بيتك و نقطة في الجانب الآخر من الكرة الأرضية
في منتصف الشوق
في منتصف النشوة
في منتصف الإفتراض
في منتصف الضياع
هل كنت مرفأها؟

هل سمعت صوتي في كلامها؟

هل تبينت لك نبرة ضحكتي في ضحكتها البلهاء؟
هل إنتظرَت حلمتها اليمنى و تحلّت بالصبر
و أنت تلتهم حلمتها اليسرى ...كما يفترس حمل لبوة!
هل عدلت؟
بين الشفة و الشفة
بين النهد و النهد
بين الردف و الردف
بين الشفة و الشفة
بين نفسها و نفسها...
هل إنصهرتما؟
هل ولدتك من جديد؟

هل كسّرْتَ كل أقلامك لها, ما عدا واحدا لا يكتب إلا بحبرها؟

هل أخذتها بعيدا هناك, حيث كل شيء سكينة و لذاذة؟

هل لاقيتني حين قابلتها؟

لا يهم
ما اللقاء إلاّ جزئية
اللقاء جزء يتجزأ منّا
اللقاء محال لا محالة
تماما كما كان لا مفر منه معك...
...

dimanche 30 mai 2010

Juste de passage



Je sais que tu es juste de passage. Mais tu éveilles mon appétit pour l'addiction.
Et ça me gêne.
Les arbres de l'avidité et les épis de la fébrilité commencent à pousser dans la terre aride de ma nuit déserte.
Et ça me gêne.
Tu attises dans mon corps un frisson incandescent oublié.
Et ça me gêne.

Ne trempe pas ton fer chaud dans mon lac coi et serein.
Ne cours pas avec tes flambeaux dans ma foret quiète et silencieuse .
Ne submerge pas mes piliers salins  par ton raz-de-marée échevelé.
Ne fais pas pleuvoir sur mes jours livides tes gouttes chatoyantes et exaltés .

Contente toi de passer sans extirper mes forteresses. Car, je sais très bien qu'un homme comme toi est en mesure de me laisser dispersée et déchiquetée. Comme une poignée de nuées transparentes sur la page   bleue d'un ciel d'été.
Et ça me gêne.

Une fois, J'ai creusé un trou dans le flanc de la nuit et je t'ai enterré dedans. Ensuite, je t'ai arrosé d'oubli.
Mais tes murmures reviennent toujours. Pour se loger dans mon oreille comme le bourdonnement d'une légion d'abeilles voraces.
Et ça me gêne.

dimanche 23 mai 2010

Among others















And to confess it all,
To the whole world.
The earth,
The trees,
And the sea's waves,
Among others...

And to not forget.
The sad times,
The absence,
And the moans,
Among others...

And to not sink
into the emptiness of
Lassitude,
Nothingness,
And vain hours,
Among others...

And as long as there is you.
Faraway,
Elusive,
And hazy,
But real...
There will still be dreams
And few drops of ecstasy,
Among others...

vendredi 21 mai 2010

Ce rêve étrange et pénétrant



Les poèmes ne s'écrivent pas sur commande.
Ils illuminent ta poitrine.
Éclairent l'ombre de ton sein.
Et en dessinent le contour,
à l'aurore de l'envie de toi.
Sinon jamais ils ne verront le jour...

Car,

Tu es bien trop belle pour qu'une romance,
ne serait-ce qu'un couplet,
puisse résister à l'appétence
de se prosterner à tes pieds.

Mais,

Le fait est que l'éblouissement a des rites
aux couleurs du crépuscule.
Et que l'aube autour de ton auréole bistre,
libère la chaleur de chaque particule
qui effleure le profil de ton violon...

Et,

Il suffirait que je m'aventure
à jouer quelques notes au creux de tes flancs.
Pour que je trouve ma pâture,
dans les senteurs estivales qui s'exhalent,
et l'odeur envoûtante du citron

Il suffirait que le miel dans la vallée sature
la foret pour coucher, sur les terroirs féconds,
un beau sonnet au style pure,
que j'épanche sur mon corps tel un parfum..

***

Ô ma maitresse, mon initiatrice!
Je ne suis que ton disciple,
Et des disciples tu en as des millions
Tes plus beaux poèmes, ma tendre préceptrice,
sont ceux que tu n'as pas encore écrits, assurément.

Sache que

Ton cœur a droit à l'amour.
Tes yeux ont droit à la lumière.
Et ton corps à droit à la danse du faubourg,
qui enflamme le sang dans mes veines..

Ta bouche a droit aux dégustations.
Tes seins ont droit aux prières.
Ta lune a droit au frémissement,
que seule ma flute enchantée lui confère..
Et l'humble gouteur de ton miel
a droit à l'exploration
du fin fond de ta révérée grotte minière...

***

Les poèmes ne s'écrivent pas sur commande.
Alors laisse tomber tous les artifices.
Ne mets sur toi que ton parfum.
Et Ouvre moi tes pages pour que je puisse
écrire à l'encre blanche l'hymne à la tentation,
dont seul ton corps sait tracer l'esquisse.
Et seul ton corps sait
guider ma plume jusqu'à l'ultime exaltation...