Quand j'évoque
Ton souffle sur ma poitrine
Et je troque
La raison contre l'envie.
Je recule, palpite, sue
Derrière moi le mur me bloque.
J'use de ruse, tu t'en moques.
Les jeux sont faits, c'est sans issue.
Dans un ultime essai, j'invoque,
Tant bien que mal, la raison.
A sa porte fermée je toque:
Toc toc toc! Y a-t-il quelqu'un?
Ôtez moi ce fruit que je croque!
Mais personne ne répond.
Entre temps, sarcastiques,
Tes lèvres sur ma nuque,
En se raillant m'expliquent
Qu'éviter tes ardeurs lubriques
Est superflu et hypocrite.
Grisée, je me rends et…
J'abdique..




