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lundi 22 mars 2010

As we go along


I'm writing you pure words,
I'll erase all the crossings-out,
and on that sheet of paper,
I'm about
to circle your mistakes
and rub them all out,
as we go along..

It's not a work of literature,
nor some lyrics of a song.
It's just a reading play,
few stolen moments flying away,
as we go along..

And when my message arrives,
make sure you read between the lines..
You'll see that
with almost nothing at all,
we can go very far...
Just knock on my window and
I'll open the door..


I'm not really sure,
whether you may endure..
As, from your eyes, a splash could gush,
while you read me in a hush,
as we go along..

And if my message comes at time,
with almost nothing at all,
we can go very far...
For a while, you'd be mine..
And
with your hands
you'd lower my neckline
unknot my ribbons and my bands
as we go along..


And
with our hands,
we'll draw all the plans,
to get inside each other's lands,
as we go along..

I'm writing you distilled words,
I've erased all the crossings-out,
and on that sheet of paper,
I've rubbed out my own faults,
as we go along...

mercredi 20 janvier 2010

الموت المشتهى


سيكون لنا فراش تنبعث منه أعذب العطور 
و أريكة عميقة مثل اللحد
و على الرفوف أغرب الزهور
تتفتح لنا قبل فجر الغد

حين تلتهم ألسنة الشوق كأس الصبر حتى الثمالة
يتوهج قلبانا, هذان المشعلان
و يتضاعف نورهما  فكُلٌّ منهما مآله
أن ينعكس ضوؤه على مرآة روح الآخر في آن

فلطالما إرتجفت روحي عارية
بين أصابع كلماتك محمومة الصدق
و إمتلأ جسد أحلامي بفراشات زاهية
فأختلج ممسوسة بخيالك المخترق

ستكون لنا ليلة قريبا
لأتمعن في عينبك
و أرى فيهما لهيبا
يأمر نهدي
بالإقتراب أكثرمن شفتيك

ليلة, سينصهر جسدي فيها بين يديك
أمتطي فيها صهوتك للصعود
إلى قمة جبل و إلتقاط نجمة
أهديها إليك

ليلة لا يفتؤ شفاهك الركض فيهاعلى هضاب
و تذوُّقِ طعم فاكهة على تلها
و شق طريقهم في السفح وسط الضباب

ليلة يسافر فيها أناملك إلى الجنوب
بحثا عن واحة مرَّ بها مطر خفيف
لتصل في آخر الدروب
لخيمة وسط الواحة تتفتح لك و تستضيف

و أمسك بوتد منتصب و مديد
و أدقه في الخيمة ببطء
و هطول المطر يزيد
تلفّ الخيمة ضيفها بدفء
و ينبعث شهيق
كالموت كالولادة كالبدء


و في فجر الغد يفتح ملاك الأبواب
ليلمّع المرايا
و ينفض عن الفراش الرماد..


lundi 11 janvier 2010

Se blottir


Se blottir,
se recroqueviller,
se lover,
ramener ses membres, se faire petit, faire la boule,
chercher un mur, un dos, une poitrine, un bras, une aisselle, une chaleur , une présence et s'y coller...

Se blottir contre,
se cocooner contre,
faire la larve, faire le mort, ne rien faire,
rien que de se blottir.

Ça m'arrive,
pas souvent..

Souvent on se blottit contre moi,
souvent j'enlace,
je serre,
je couvre,
je protège,
je couve,
j'enjambe,
je m'ouvre..

Mais parfois
je ne demande qu'à me blottir...

Par moments,
une douce mélancolie  me procure
pas vraiment une tristesse,
mais une petite "faiblesse",
un petit vague à l'âme,
le besoin d'une murmure,
d'une caresse,
pour que je pâme..

Ce soir
au fil des bribes de phrases interposées
j'en ai eprouvé
le besoin de me blottir
contre toi
et m'assoupir...

Tout ça n'est pas rationnel
et pourquoi devrait-ce l'être?
pourrais-tu me dire?
qu'avons-nous cultivé de plus, en labourant
les terres de la raison,
que ce que nous cueillons
lorsque transcende le délire?...

lundi 4 janvier 2010

Détournement d'avion



Oserions-nous pratiquer le jeu de la chute libre en sautant de l'avion des conventions, dont l'équipage est formé des membres de ta famille et de la mienne, et dont les passagers sont une centaine de voyageurs que nous aimons?

Oserions-nous les jeter tous par-dessus bord, dans cette nuit abyssale, sans parachutes, et nous enfuir avec l'avion??

mardi 22 décembre 2009

A man that is not mine




I curse that blessed moment,
when my boat collided with your island and broke into pieces,
and took delight in crumbling,
and got fond of your shores!..

I curse that blessed moment,
as I flow like a river underneath a rainbow that is not mine,
to dream about a man that is not mine...

mercredi 16 décembre 2009

Wired Feelings


Last night,
As I was reading your instant messages on my screen, I started shivering... So I closed my eyes, took your words' hand, and found myself running in fields of wild flowers, smelling the tang of the grass in the air and hearing waves hitting rocks... Then I climbed a hill and saw a white little house, a lamb, a black rose, a spring, children playing and a tree... I run to that tree, entered it, melted down and flowed through its roots into the sand. Smelling the sand -your smell- felt so good... And I shouted at you: I'M YOURS!...
Suddenly, the screen burned out and the keyboard turned to ashes under my fingers...

lundi 14 décembre 2009

Amour Platonique



Reste une demi-illusion!
Tel une brise, une voix, une ombre ..
Et laisse moi rêver de ton âme et te décerner mon premier amour platonique.

Pour la première fois de ma vie - sulfureuse comme une partie de chasse dans les jungles de la folie et de l'avidité, sur le seuil de la petite mort où la frontière entre enlacement  et dévoration se perd...-
Pour la toute première fois, je me sens envahie par la douceur de la transparence.
Je m'incline devant mon rêve au lieu de le détruire.
J'aspire à une présence - la tienne- qui me semble venir de mes racines éloignées et du fond des caves de mes ancêtres où sont conservés les trésors de la mystérieuse sagesse ..

Pour la première fois, je rêve d'une présence sans corps.
Avant toi, je ne rêvais que d'objets. De cadavres cauchemardesques. D'océans dont les vagues ont, au toucher,  l'aspect de la peau d'un amant. Je rêvais d'ascenseurs fermés qui me faisaient monter vers ma déchéance. Je rêvais d'hommes sans visages, de chambres sans fenêtres, de joies sans empreintes, de jours sans lendemains..

Aujourd'hui je rêve de tes mots. Je revis mon enfance.
Et je te déclare mon amour platonique.

Les ongles qui laissent leurs traces sanglantes dans le dos d'un amant. Les ébats fébriles des nuits anesthésiantes dans des chambres blanches comme les murs des hôpitaux.  Je m'en évade vers les forets mystérieuses de ton merveilleux monde englouti.

Avec toi, je découvre comment tes mains se démultiplient sur le corps frémissant de mes rêves, tant que je ne les touche pas. Et comment tes lèvres prolifèrent sur mon cœur frileux, tant que je ne déguste pas la coupe de tes baisers...
Je découvre à quel point ton don de toi-même est abondant tant que je n'y touche pas- sinon il se transformerait en mirage. A quel point ton piquet est dressé et fort, tant que je ne le l'enfonce pas pour tendre ma tente... Et à quel point je t'aime, tant qu'on n'est pas amants!!...

Quelque chose en toi me rend insatiablement friande du goût de cet amour platonique qui s'est installé majestueusement, tel un conquéreur, sur le trône du royaume déchu de mes fantasmes désuets...




mardi 1 décembre 2009

Affinité peu orthodoxe




Je m'ouvre à toi tel une coquille.
Tu m'insémines avec tes rêves...

Et je donne naissance à une perle noire chargée de l'émotion prisonnière de nos demi-mots, de nos fantasmes , de nos frustrations partagées, de ta fausse indifférence, de mes vraies illusions, de la passion qui enflammait nos ébats mentaux dans une chambre noire, isolée sonorement, quelque part à mi-chemin entre la lucidité et l'ivresse...

Et je traverse chaque soir la passerelle vers l'autre rive, sur la pointe des pieds pour ne pas réveiller les garde-fous et les espions.
Et j'attends,
Dans l'espoir de te retrouver dans un faisceau d'électrons...

vendredi 23 octobre 2009

Ma part de toi



"Ne m'imposez point une jalousie que je n'ai guère ressentie... Sachez que tous ceux que mon bien-aimé aime sont mes bien-aimés aussi"

Dans quelle chambre de ta maison se trouvent les photos de tes amantes que je puisse les décorer de fleurs et de coquillages?
Pardonne-moi si mon amour pour toi n'est pas souffrant, s'il ne connait ni la jalousie ni l'envie de posséder...
Il est spontané, primitif, naïf, simple comme la pluie..
Il a pu rejoindre la tribu de tes amantes sans rituels, ni cérémonies, ni honneurs, ni factures, ni larmes...

Je me suis allongée sur mon exile et me suis couverte de ton amour, pour me retrouver chez moi. Quel merveilleux volcan m'accueille dans son cratère!..

Je tends la main pour cueillir une étoile et je découvre avec toi un oiseau que notre tribu a oublié depuis des siècles et qui s'appelle l'euphorie.

Ton nom est secret et ton amour est un jour de fête. Tes lèvres embaument les blessures et tes bras sont la balançoire de l'oubli. Dans tes yeux je vois des chemins qui me ramènent à l'enfance et des lacs qui ressemblent à des miroirs sur lesquels je peux marcher sans me mouiller ...

Heureuse, je le suis rien que parce qu'on est mouvement dans la même voie lactée. Parce qu'un jour je suis passée par ton orbite sans me heurter contre ta planète, ni me bruler... Et il me suffit de t'avoir connu et aimé..

Et je connais les noms de toutes tes femmes et de toutes tes prétendantes ... Je connais aussi tous les reliefs de ta vie et toutes les dépressions de ton humeur.. Et je t'aime.

Comment aurais-je pu aimer un tableau effacé, tout neuf, sans égratignures, jamais poignardé par un seul souvenir...?

Je t'aime parce que j'ai découvert avec toi une nouvelle notion qui m'était étrangère et qu'on appelle la béatitude. Avec toi j'ai pu rencontrer le soleil, saluer le rire, danser avec la candeur et signer mon engagement au crépuscule pour redécouvrir avec toi, chaque soir, le plaisir de flâner hors des sentiers battus...

Parce que l'amour n'est pas stationnaire, parce qu'il ne conditionne pas la vérité et qu'il ne falsifie pas l'histoire, je t'aime tel que tu es, dans ton cadre. Et j'aime toutes tes autres histoires d'amour.

Bénis soient tes instants de tendresse transparente et tes moments de folie.. Bénies soient celles que tu as aimées avant moi et celles que tu aimeras après moi. Bénies soient vos murmures. Béni soit le feu qui t'enflamme, qu'importe pour qui...

Car je ne comprendrai jamais pourquoi est-ce qu'il faudrait que l'amour me transforme en une entreprise destinée à te détruire et à t'espionner ou en un réseau terroriste qui guette tes murmures.. Je ne comprends pas pourquoi l'amour transforme certains amants en ennemis des créatures de la planète entière, même l'être aimé!

T'aimer signifie que je me réconcilie avec la lune, les arbres, la joie, les oiseaux et le jour de fête dans mon pays.

T'aimer signifie que je fais une trêve avec la tristesse et que je rétablis mes relations diplomatiques et la danse nocturne dans mes veines..

Je ne te reproche pas ton silence. Le langage n'est que le décor des émotions. Et, loin des mots boueux, mon amour pour toi grandit tel une fleur aquatique qui se nourrit de la nuit, du silence, de la lumière lunaire argentée et des fruits de la foret interdite...

Viens, qu'on invente ensemble une nouvelle unité de mesure pour l'amour autre que la destruction mutuelle et la folie de posséder..

Ton amour est du bonheur distillé. Tes joies sont bénies dans mon cœur qui ignore la rudesse de la jalousie.

Je souhaite être une lumière dans tes profondeurs sans y changer quoi que ce soit. Accepterais-tu mon amour? Me donnerais-tu l'autorisation pour entrer dans ta circulation sanguine?

Reste tel que tu es.. un jour de fête. Tu ferais le bonheur de toutes les femmes au lieu de faire le chagrin d'une seule...

mercredi 22 juillet 2009

حُلمي المعتاد



كثيرا ما يراودني ذلك الحلم الغريب المخترق
لرجل أحبُه, و يحبُني,
و هو, في كل مرة, ليس تماما هو نفسه
و لا تماما شخصا آخر,
و يحبُني و يفهمني.

فهو يفهمني,
و هو الوحيد الذي لا يرى في قلبي الشفاف أيَ تعقيد,
و هو الوحيد القادر على تخفيف توهج الجمر من خدَاي
و جبيني.

هل هو أسمر أم أشقر؟ لا أدري.
إسمه؟ أذكر أنَه عذب طروب
كأولائك الذين غَرًبتهم الحياة.


نظرته أشبه بنظرة التماثيل,
و صوته الهادىء الرصين
له إيقاع الأصوات الساكنة النابعة من الأعماق اللاًمَنسية

mardi 24 février 2009

I bear witness to trees' fingers


Here comes the river of time to sweep you away
Trees are shaking their ghostly windy arms
Farewell is drawn in green color
Birds are yelling with their broken beaks
And I am looking at the water flooding your face
that was once my lighthouse
I say nothing .. but I yawn

I got used to that scene
I knew since the beginning
that I found you to loose you
that I loved you to miss you
Because we met by chance
As you were going to your glory's joy
and as I was coming back from my boredom
We were two arrows going in opposite directions
There was no way out of goodbye, as well as our encounter...

I am letting you go with a little pang
As the moment we crossed each other,
the whole world shined for a while
Like sudden thunder lights the sky
I saw my fragile reality
and your ironic reality, then
But still love rained warmly
So we melt in the storm
And elements thought we'll never be apart...
It was nice that we met
and soothing to split up ... and enter the yawning

jeudi 4 décembre 2008

Addiction


I got addicted to you and it's over. Or has it just begun?...
So stick your presence into my veins like an anesthetic golden needle.
And stick your tongue into my chest so that my heart wakes..

samedi 29 novembre 2008

Insomnia


You surround me with the night
As your body is lying down along the length of the night and its width
and its depth..

You surround me with your voice, and illusions..
And revive the yearning inside of me and the forgotten longings
So I suffer sweetly

You wake me up from my monotonous sleep,
Take that heap of hay away from me,
And read my half-dead scream in my throat

I beg you
To go out of my night
To go out of my wound
Let me sleep!