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lundi 1 mars 2010

Verso

















Pudique, tu te dévoiles de dos.
Je regarde ta peau
blanche tel la neige de l'Everest...
Cet Everest que mes lèvres voudraient escalader,
ce Kilimandjaro sauvage,
ce Fuji sage..

Mes doigts pourraient courir le long de ton échine,
faisant un écart jusqu'au solitaire grain de beauté
qui me taquine,
comme pour évaluer
la distance entre lui et le début de ta raie ...

Mon volcan ne fait qu'un tour tel l'Etna, le Vésuve, le Stromboli.
Je risquerais d'inonder mon Pompei.
Pour si peu, certes, mais si ravissant aussi.

Quand bien même
j'ai peur que cela ne t'encourage à persister
à me priver
de découvrir d'autres reliefs plus fermes,
et d'autres creux moites à souhait..

Et quand tes mains relèvent tes cheveux,
je découvre avec extase,
la clarté de ton cou soyeux
et ta tendre silhouette en vase..

Je contemple tes omoplates, ailes du désir qui m'attise,
et ta chute des reins,
j'en ferai le port de la flottille de mes bises,
baisers volés, voleurs et volants.
Et je pianoterais bien une sonate, à ma guise,
sur ces cotes grêles que j'entrapercois à travers tes flancs .

Je suis avide comme un loup et ma passion
est exquise.
Sache, très chère, que mon désir est grand
et que ma décision est prise..

lundi 11 janvier 2010

Se blottir


Se blottir,
se recroqueviller,
se lover,
ramener ses membres, se faire petit, faire la boule,
chercher un mur, un dos, une poitrine, un bras, une aisselle, une chaleur , une présence et s'y coller...

Se blottir contre,
se cocooner contre,
faire la larve, faire le mort, ne rien faire,
rien que de se blottir.

Ça m'arrive,
pas souvent..

Souvent on se blottit contre moi,
souvent j'enlace,
je serre,
je couvre,
je protège,
je couve,
j'enjambe,
je m'ouvre..

Mais parfois
je ne demande qu'à me blottir...

Par moments,
une douce mélancolie  me procure
pas vraiment une tristesse,
mais une petite "faiblesse",
un petit vague à l'âme,
le besoin d'une murmure,
d'une caresse,
pour que je pâme..

Ce soir
au fil des bribes de phrases interposées
j'en ai eprouvé
le besoin de me blottir
contre toi
et m'assoupir...

Tout ça n'est pas rationnel
et pourquoi devrait-ce l'être?
pourrais-tu me dire?
qu'avons-nous cultivé de plus, en labourant
les terres de la raison,
que ce que nous cueillons
lorsque transcende le délire?...